Moorea, la “petite sœur” de Tahiti

Moorea possède de nombreux atouts qui font d’elle : l’île de charme de l’archipel de la société. Sa beauté réside dans son lagon turquoise et ses plages de cocotiers mais aussi dans ses sublimes formes montagneuses recouvertes d’une végétation luxuriante. Elle attire la curiosité des touristes mais l’ambiance reste joviale et détendu. Son surnom de “petite sœur” vient de sa proximité avec Tahiti : seulement 17 km.

 

Exploration des différents points de l’île

Les premiers jours de notre séjour, nous louons une voiture pour être autonome et ainsi explorer l’île à notre guise. Car ici les transports en commun sont peu présent et les horaires aléatoires.

Point de vue de Toatea, où on peut observer l’île de Tahiti et les bungalows de l’hôtel Sofitel.

La coquette plage de Temea.

La route des Ananas, à l’intérieur des terres, offre un panorama sur les champs d’ananas et diverses jolies vues.

Les sites archéologiques de la vallée d’Opunohu peuvent être explorer grâce aux sentiers tracés et aux panneaux explicatifs. On y découvre des Maraes familiaux et communautaires, des lieux de cultes ou sportifs, des habitations ainsi qu’une sublime végétation. D’après les spécialistes, cette vallée à été habitée de manière continue pendant six siècles. Les plus anciennes structures dateraient du 13ème siècle et cette communauté aurait atteint son apogée au 17ème et 18ème siècle.

Un belvédère offrant une vue panoramique sur le Mont Rotui, et les deux baies : de Cook (A droite) et d’Opunohu (A gauche). C’est aussi le point de départ de quelques randonnées.

La baie de Cook

Plage de Ta’ahiamanu ou plage de Moreto, agrémenté de cocotiers et table de pique nique avec la possibilité de faire du snorkeling. Elle offre également de magnifique coucher de soleil.

L’exploration de l’île passe aussi par la traverser de petites villages et édifices religieux.

Des paysages divers.

D’autres surprises de l’île : des banians géants.

Une journée au lagoonarium

Nous nous rendons en pirogue à moteur sur le motu Ahi. Cet îlot magnifiquement aménagé a tout d’un décor de carte postale. Dans le lagon, un sentier maritime est tracé via des cordes, qui permettent d’explorer le jardin de corail.

A 11h, l’animateur des lieux nous appelle pour assister au nourrissage. Curieux, nous le suivons et plongeons dans le lagon avec les autres visiteurs. Les poissons et les raies pastenagues connaissent l’heure car certains débarquent déjà avant même que le nourrissage ait commencé. On s’avance plus loin dans le lagon et on se met en cercle en se tenant au corde : le “show” peut commencer. L’animateur jettent des petits poissons morts et tout d’un coup toutes sortes de poissons dont des requins pointe noire apparaissent par centaine. On se croirait dans un aquarium géant, c’est très impressionnant. Mais à quelle prix ? Nous gardons une réserve à cette pratique. Ce qui nous a un peu agacé c’est lorsque l’animateur se pavanait sans cesse avec les raies, les appâtant avec de la nourriture pour qu’elles soient au plus prêt des visiteurs afin qu’on puisse les caresser. Il n’est pas passé une fois, non, 5 fois ! Laissons ces bêtes tranquilles ! A 14h, un autre feeding à lieux, cette fois ci nous nous abstenons.
Après avoir manger notre pique nique, nous suivons deux animatrices qui nous proposent de partir à la découverte des plantes tropicales et nous expliquer leurs bienfaits. Un moment instructif ou les deux demoiselles nous chantent également une chanson polynésienne et nous content les légendes de Moorea.
Même si le “feeding” est discutable, nous avons vraiment apprécié cette journée dans ce cadre idyllique. Un lieu parfait pour la détente, la baignade et le snorkeling.

 

 

Randonnées sur l’île

Nous effectuons une première balade pour nous conduire à un belvédère nommé « Montagne Magique ». Le chemin étant privé il faut s’acquitter d’un droit de passage de 200 CFP (1,70€) à la maison d’en face (côté mer). La promenade n’a rien d’exceptionnelle, c’est une route cimentée (environ 45 minutes) mais au sommet la vue est sublime ! Elle donne sur la baie d’Opunohu.

Nous choisissons une deuxième balade dans le col des trois cocotiers, afin de découvrir un peu plus l’intérieur des terres. Sur le chemin nous croisons des arbres étonnants et un jolie « jardin » de bambous. Arrivé en haut, nous pouvons contempler la vue sur les forêts verdoyantes. Au retour, nous avons la mal chance de nous prendre une énorme averse ! Nous sommes trempés comme si nous avions plongé dans le lagon, un moment plutôt cocasse. Les averses ici elles ne font pas semblant !

Nos pauses gourmandes

Durant tout notre séjour dans l’archipel de la société nous avons profité des saveurs culinaires de la Polynésie. Le poisson est une de leur spécialité, et ils le cuisinent à toutes « les sauces » : crus, cuits au jus de citron, au lait de coco, en brochette, en grillade, en papillotes, au gingembre, au curry, a la vanille, en sashimi, en tartare, en carpaccio… impossible de s’en lasser (Enfin surtout pour Audrey, d’ailleurs manger trop de poisson de corail va lui apporter quelques mésaventures… “La gratte” vous connaissez ? Affaire à suivre…).

Comme nous sommes loin d’avoir tout goûté, nous continuons notre aventure gastronomique à Moorea.

Le snack Mahana, avec son emplacement au bord du lagon. Nous prenons, pour Tom du Mahi Mahi panė au coco (mais encore une fois, comme à Huahine, il n’y a plus de mahi mahi, donc il est remplacé par un poisson de corail). Et pour Drey, une salade de poisson cru au lait de coco. Et une boisson de jus de fruit frais.  Tout est délicieux !

Le Tiahura (chez Irene), où nous prenons tous les deux un copieux cocktail à base de rhum et fruits frais et une salade de langouste et agrumes. Encore une fois, nous sommes conquis.

Au Moorea Tropical Garden, nous dégustons une assiette polynésienne traditionnelle. Depuis ce jardin tropical la vue sur le lagon est splendide et la propriétaire vend des confitures maisons (nous achetons un petit assortiment).

Allo Pizza, où nous dégustons pizzas au feu de bois et une mousse au chocolat maison. Oui d’accord ce n’est pas un plat des îles, mais on le mentionne car nous avons bien mangé ahah.

Notre hébergement : de l’enfer au paradis.

Comme nous avons 8 nuits à passer sur l’île de Moorea, nous choisissons un premier logement modeste pour 5 nuits, et pour les trois suivantes nous décidons de nous faire plaisir car ça tombe le jour de notre anniversaire.

Nous arrivons donc chez Dominique, un sacré personnage, amicale et excentrique à l’allure détendu. Lors d’un repas chez lui, nous apprenons qu’il est écrivain et a eu son heure de gloire en France lorsqu’il était très jeune (il a aujourd’hui 67 ans). Il a vécu au Maroc, Bali, Inde et vit en Polynésie depuis 30 ans. (Il a d’ailleurs sa propre page wikipedia). Un homme plutôt cultivé et intéressant mais complètement perché (ahhh les stigmates des années 70…). Une soirée spéciale mais bien marrante !
Bref, revenons à notre logement… Celui-ci se trouve dans le jardin de Dominique, un petit Fare, mignon de l’extérieur avec une vue sur la baie de Cook. Les choses se gâtent à l’intérieur, on se rend bien compte que ce n’est pas bien entretenu, qu’il manque un bon un coup de fraîcheur, de ménage et de peinture (mais bon, rien de grave, qui sommes-nous pour juger). Sur les murs il y a pleins de geckos, pas 2 ou 3, non une quinzaine ! (Encore une fois, rien de grave, et en plus ils mangent les moustiques). Après il y a les termites qui grouillent sur un pan de mur dans la cuisine (rien de grave mais ça commence à être dégoûtant, et ça ne nous donne pas envie de cuisiner). Dominique nous prévient qu’il y a une souris et qu’il ne faut donc rien laisser traîner (bizarrement il ne l’a pas précisé dans l’annonce, ni dans les mails échangés). Sur le coup on ne s’affole pas, des souris à la campagne ça arrive. Sauf qu’effectivement elle est affamée, nous avons le malheur de laisser une baguette de pain et un paquet de lentille sur la table, qui n’ont pas eu la vie sauve. Le lendemain nous la surprenons… mais le pire c’est que nous faisons la connaissance d’un autre colocataire : un gros rat de 15 centimètres ! Là nous ne sommes pas du tout enjouée et nous paniquons même à l’idée d’avoir une envie pressante dans la nuit et de se retrouver nez à nez avec lui. Pendant un instant on hésite à changer de airbnb, puis on se résigne, ce n’est pas si grave. Chaque soir on prend l’habitude de le voir faire sa petite balade quotidienne entre la gazinière et la salle de bain. Ce rat a quand même volé notre savon (oui il l’a volé, un savon ! Et nous savons que c’est lui !), il a aussi rongé mon déodorant solide et notre gousse de vanille (offerte par Robert et Hinano, nos hôtes de Raiatea). Glouton comme il est, il a également rongé ma pochette d’appareil photo…! La nourriture, il a faim OK, les produits cosmétiques, il est coquet OK, mais une pochette d’appareil photo ? Là ça reste un mystère ! ). En plus d’être vorace et voleur, il n’est pas discret, même la nuit il gratte les murs et on l’entend vagabonder dans le Fare. Pas timide non plus, quand il a une idée derrière la tête rien ne l’arrête, il passe carrément entre les jambes de Tom pour récupérer quelque chose (peut être un bout de nourriture ? quoique avec lui plus rien ne nous surprend).
Sur le coup nous ne sommes pas à l’aise, mais aujourd’hui on se marre rien qu’en y pensant.

Après c’est 5 nuits mouvementés, nous changeons de logement. Nous l’avions dit plus haut, nous voulions nous faire plaisir pour notre anniversaire. Pas au point de réserver un bungalow sur pilotis dans un hôtel de luxe, là c’était vraiment hors budget. Mais assez pour réserver le petit bungalow « Mama iti » de Eric. Pour nous, un vrai petit paradis ! Le bungalow a tout le nécessaire : cuisine, table, coin nuit et salle de bain extérieur. Mais c’est l’emplacement qui nous plait le plus : une plage privée donnant sur le lagon où se trouve un jardin de corail. A disposition : barbecue, hamac, transats, table, un paddle et deux kayaks. Le gros bonus : le coucher de soleil face à nous chaque soir. Placé entre la plage de Mareto et l’hôtel Hilton, on est certainement sur un des meilleurs spots de l’île. On se sent privilégié à ce moment là.

Durant ces deux jours et demi, on est clairement resté sur place pour profiter de ce bout de paradis. Nos activités ? Farniente, snorkeling dans le lagon (avec la rencontre d’une raie), s’essayer au paddle, une sortie kayak, le premier cassage de noix de coco de Thomas traditionnellement, quelques apéros devant le coucher du soleil… un moment hors du temps dans notre cocon !


Malgré sa popularité et sa proximité avec Tahiti, Moorea reste une île calme et reposante. La beauté de cette île ne nous aura pas laissé indifférent et nous gardons un souvenir mémorable de notre expérience sur celle-ci.
Prochaine et dernière étape de notre séjour en Polynésie Française : La découverte de Tahiti.

Tarif en mai/juin 2018
Lagoonarium 32€ /personne.
Location voiture 50€/ jour.

 

 

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